RDC / Beijing 2008 : 5 athlètes congolais dans 4 disciplines, la honte !

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RDC / Beijing 2008 : 5 athlètes congolais dans 4 disciplines, la honte !

Message par otobo le Ven 15 Aoû - 2:46

RDC / Beijing 2008 : 5 athlètes congolais dans 4 disciplines, la honte !






Par KongoTimes!


La République démocratique du Congo participe aux Jeux Olympiques Beijing 2008 avec seulement cinq athlètes dans quatre disciplines : l’athlétisme, le judo, le boxe et la natation. Gary Senga Kikaya et Magali Franka pour l’athlétisme ; Kibanza Lundoloki « Mosaka » pour le judo ; Henri Biembe Salikoko aligné en boxe et Stanislas Kimpopo en natation. 5 athlètes et 26 « touristes », la délégation congolaise à Beijing est forte de 31 une personnes. Pour un pays de plus des 60 Millions d’habitants, c’est inquiétant.


[color=red]L’inquiétude se confirme lorsqu’on apprend que Le budget global débloqué par le trésor public pour la participation congolaise à ces jeux olympiens est 172 000Usd. Le montant reprend les différents frais à payer pour l’engagement de différentes disciplines, le séjour et les frais de mission. La délégation congolaise bénéficie aussi du sponsoring de la société Royal Forest. Celle-ci a offert les tenues pour tous les membres de la délégation. C’est elle encore qui a pris en charge les billets d’avion pour toute la délégation.

Notre pays a fait ses débuts aux Jeux Olympiques de 1968 sous le nom du Congo-Kinshasa. Après une absence de 16 ans, elle est retournée dans le giron de la famille olympique en 1984 sous le nom du Zaïre. Depuis les Jeux Olympiques de 2000 à Sydney, elle s’inscrit au CIO sous le nom actuel de la République démocratique du Congo. Depuis sa première participation aux Jeux olympiques, la République Démocratique du Congo n’a jamais remporté une médaille olympique.

La Chine est elle aussi revenue au sources de ce qu’elle a de plus glorieux : Confucius, son histoire impériale, la route de la soie, sa calligraphie ou son Taji, la gymnastique traditionnelle locale. Pour déboucher sur son avenir forcément radieux, avec l’envoi de futurs cosmonautes chinois dans l’espace.

Le tout mis à la sauce du message politique des ces JO : « Un rêve, un monde ». Soit un message d’unité adressé en interne aux ethnies composant le pays, au voisin taïwanais (dont la délégation ainsi que celle de Hong-Kong a été acclamée) appelé à renter au bercail, et au reste du monde pour signifier que la Chine est bel et bien de retour. Dans la touffeur du Nid d’oiseau, les sportifs des 205 nations représentées ont défilé sous le métronome bienveillant de l’organisateur chinois.

Mais le public pékinois était détendu. Aucune manifestation ni contestation d’athlète concernant le Tibet ou les droits de l’Homme. Au bout de plus de quatre heures de cérémonie, il fut plus que temps de voir la vasque olympique s’embraser au faîte du Nid d’oiseau, après le dernier relais vertigineux de l’ancien gymnaste Li Ning gambadant torche en main sur la tranche du toit. Trois minutes d’un incroyable feu d’artifice nourri dans le ciel de Pékin. Le 08-08-08 à 08 heures 08. Réputés superstitieux, les Chinois avaient donné rendez-vous au monde pour ouvrir les Jeux olympiques de Pékin sous l’heureux signe du 8.

Une cérémonie d’ouverture a pour principe d’en mettre le plus possible dans les mirettes du monde pointées sur le stade olympique. Aucun autre événement, à part le match d’inauguration de la Coupe du monde de foot, n’offre une telle vitrine planétaire. Le moins que l’on puisse dire est que le metteur en scène de cette grande parade, le cinéaste Zhang Yimou, a rempli son contrat.

Avec force tableaux colorés joués par moult danseurs, chanteurs, femmes, hommes et enfants figurants, des feux d’artifice à la tonne et des trouvailles scéniques aussi colorées qu’inventives, la Chine a donné en spectacle la conception qu’elle se fait actuellement de son identité. Car voilà le second principe d’une cérémonie d’ouverture.

Le pays hôte pioche dans son histoire, sa culture, ses mœurs, pour dévoiler son plus beau visage. La Chine éblouit le monde. La Chine a fait une démonstration de puissance et d ‘esthétisme . Devant quatre milliards de téléspectateurs annoncés, le pays le plus peuplé du monde (1,3 milliard d ‘ habitants) a fait les choses en grand dans son Stade national, surnommé le « Nid d ‘ oiseau ».

Entre féerie et démesure, la scénographie supervisée par le cinéaste Zhang Yimou a fait la part belle aux jeux de lumières et à la synchronisation humaine, stupéfiante, mobilisant au total pas moins de 14.000 personnes. Deux mille huit caissons « fou » (percussions antiques) ont d ‘ abord fait leur apparition pour lancer le compte à rebours jusqu ‘ à l ‘ ouverture officielle de la cérémonie par un premier feu d ‘ artifice.

Si la fête commençait par une ouverture au monde avec le message de bienvenue de l ‘ incontournable Confucius, elle revenait rapidement à la mère-patrie. Ce fut le poème « A la gloire de notre pays » , et la levée du drapeau rouge à cinq étoiles par des militaires entourés d ‘ enfants représentant les 56 ethnies du pays. La civilisation chinoise, c ‘ est aussi tout ce qui touche le papier, invention de la Chine antique, figuré par un grand rouleau parchemin sur lequel s ‘ ébattaient des danseurs-peintres.

L’ art de l ‘ écriture se dessinait ensuite dans une chorégraphie de blocs mouvants, animés par des humains pour une performance proprement éblouissante. La musique était évoquée à travers l ‘ opéra puis les cinq dynasties chinoises, lorsque des musiciens aux trônes ascensionnels terminaient en stylites mélomanes. Place à la modernité et à la fluorescence d ‘ une masse humaine ondoyante et chatoyante cernant le célèbre pianiste Lang Lang et son instrument, jusqu ‘ à bâtir en « pyramide humaine « le Nid d ‘ oiseau lui-même !

Une démonstration de gymnastique traditionnelle « tai chi chuan « représentait l ‘ harmonie entre l ‘ homme et la nature avant qu ‘ une boule ne sorte de terre, la Terre justement, entourée de centaines de femmes brandissant des portraits d ‘ enfants de toutes origines. L ‘ ouverture au monde se concrétisait avec l ‘ arrivée des 205 délégations. La dernière flamme pour Li Ning . Sans une grande préparation, sans objectifs clairs, les athlètes congolais ne rameneront aucune médaille olympique.

Les Jeux Olympiques ont lieu tous les 4 ans. Faut-il attendre les dernières minutes pour se faire sponsoriser par Royal Forrest ?

La faible participation de la RDC aux Jeux Olympiques de Beijing 2008 est due à "la non disponibilisation par le gouvernement congolais d’un budget conséquent et costaud", pouvant permettre la participation d’autres disciplines sportives, lors des compétitions qualificatives pour les Jeux olympiques.

Le budget initial de participation des athlètes congolais se chiffrait à 238.700 dollars américains, or le gouvernement congolais n’a déboursé que 172.000 $ rien d’étonnant que le supplément du budget ait été pris en charges par les exploiteurs miniers, les commerçants qui ne sont pas des philanthropes. Ni le business, ni la politique ne devraient prendre le dessus sur le sport.

La politique sportive de la République Démocratique du Congo est à revoir de fond en comble. L’important n’est pas de participer en faisant de la figuration mais de prouver la performance. Or, la RDC est inexistante à Beijing , ses 5 athlètes non plus.
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